Dans cette exposition, Ihintza-Cloé Hargous présente des photographies d'artefacts architecturaux, des variations de couleurs murales et des inscriptions graphiques qui s'avèrent être des lettres, des chiffres, des mots et des signes parfois cryptés. Image après image, on établit des liens entre les différents éléments, des échos apparaissent à l'intérieur d'une série qui évolue dans une grande lumière qui laisse peu de place à l'ombre. Un tournant s'opère dans la série quand l'obscurité s'installe; l'image est bouleversée.
Sur cette série de photographies pourtant toujours réalisées de jour, l'image devient plus confuse, complexe, jusqu'à ce que l'exposition se termine par des vidéos réalisées sur des musiques de l'album «Chants électromagnétiques», musiques électroacoustiques de Jean-Louis Hargous : sept musiques, sept déclinaisons de différentes approches et caractéristiques de la matière sonore et de la composition. Un imaginaire des champs électromagnétiques physiques qui peuplent l’espace qui nous entoure, métaphore de l’univers vibrant.
Jeu de pistes, indices sans objet d'enquête ou laboratoire de métaphores à venir, «Itzalek diotena» / «Ce que disent les ombres» est une invitation à rêver, penser, sentir.

